NOUVEAU DACIA DUSTER

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26 novembre 2013

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Auto - Moto

Dacia Duster

Essai réalisé par « automobile challenge.fr »

ESSAI — On voit mal ce qui pourrait atténuer la réussite éclatante du Dacia Duster. Profondément remanié, il gagne en effet en raffinement sans renoncer à aucun de ses atouts.

C’est l’histoire d’un succès mondial, qui dépasse toutes les espérances du groupe Renault. Depuis son lancement en 2009, près de 900.000 Duster ont été écoulés. Et la tendance reste à la hausse. Sur ce total, 450.000 ont reçu le blason Dacia dans 23 pays d’Europe et d’Afrique du Nord. Rappelons en effet que ce véhicules de loisirs est commercialisé dans le reste du monde par la marque au Losange et, bientôt, Nissan. De fait, en 2013, le Duster, tous badges confondus, sera le véhicule le plus produit du groupe français.

Devant une telle réussite, on en viendrait presque à se demander pourquoi Dacia met à jour son 4×4 vedette. Avec le renouvellement récent des Logan et Sandero, il commençait toutefois à passer pour le vilain petit canard de la famille : il n’avait pas droit aux nombreux raffinements inaugurés par le Lodgy en 2012 et qu’autorise un faisceau électrique multiplexé. Il était devenu le véhicule le plus daté de la marque en matière de finition, d’insonorisation et d’équipements. D’où une mise à jour bien plus poussée qu’on pourrait le croire de prime abord.

Outre le multiplexage et la motorisation essence TCe 125 ch, il adopte en effet un nouveau tablier moteur et une foule de modifications introduites pour la première fois sur le Lodgy en 2012 (lire notre essai Dacia Lodgy). Rappelons en effet que toutes les Dacia, y compris le Duster, partagent un maximum d’éléments, à commencer par la fameuse plateforme B0 inaugurée par la Logan en 2005.

Essai Dacia Duster restylé

Esthétiquement, le Duster évolue peu. Les designers se sont attachés aux détails, afin de donner à ce tous-chemins un aspect un peu plus flatteur et cossu, exactement comme les nouvelles Logan et Sandero. En témoignent la nouvelle calandre, les barres de toit et les jantes redessinées des versions haut de gamme. Moins que jamais, le Duster passe pour un véhicule à bas coût : c’est ce qui fait sa force.

C’est cependant dans l’habitacle que le petit prodige roumain évolue de manière la plus visible, avec une planche de bord totalement inédite. Mieux assemblée, composée de plastiques durs mais plus agréables à l’œil et au toucher qu’auparavant, elle constitue à n’en pas douter un progrès majeur. C’est donc sur les contre-portes qu’il faudra désormais chercher les défauts de finition : moins bien ajustées, elles révèlent quelques détails peu engageants, tels que les poignées intérieures empruntées à la Sandero, dont les boutons de lève-vitre condamnés agressent l’oeil.

Grâce au multiplexage, le Dacia Duster profite de nouveaux équipements, parmi lesquels le système multimédia Media Nav inauguré par le Lodgy l’année dernière. Toujours aussi pratique et bon marché (en série sur Prestige, en option duster-3ailleurs à 240 €), ce dispositif avoue tout de même une faiblesse majeure : le positionnement de l’écran, beaucoup trop bas, entre les aérateurs centraux et les commandes de climatisation. Il impose au conducteur assis plus haut qu’à bord des Sandero et Logan de quitter la route des yeux.

Autre récrimination, le Duster ne bénéficie toujours pas d’un volant réglable en profondeur. De même, les sièges apparaissent toujours aussi peu confortables : l’assise trop courte et le dossier n’assurent pas un maintien suffisant. Un défaut qui s’aggrave nettement avec la sellerie cuir (option à 600 € sur les finitions Prestige) qui, de ce fait, est à déconseiller. L’ergonomie progresse cependant : les commandes de lève-vitres ont migré de la console centrale vers les contre-portes et le bouton de régulateur limiteur de vitesse situé en dessous de l’écran tactile adopte une position plus logique que dans certaines Renault.

En matière d’habitabilité, le Duster n’évolue pas. A l’arrière, l’espace aux jambes et à la tête permet d’accueillir assez confortablement trois adultes, tandis que le coffre revendique toujours un volume de 475 litres (408 litres sur la version 4×4). Des chiffres supérieurs à ce que proposent un Nissan Qashqai ou un Suzuki SX4 S-Cross.

S’il est un domaine dans lequel le Duster est attendu au tournant, c’est bien celui de l’insonorisation. A l’instar des Sandero et Logan première génération, le Roumain était l’un des plus bavards du marché. Dacia a pris le taureau par les cornes et annonce avoir divisé par deux les nuisances sonores en employant exactement les mêmes recettes qu’à bord du monospace Lodgy. Citons le remplissage des corps creux de la caisse, l’adoption de nouveaux joints de fenêtre et de porte et surtout le montage du nouveau tablier entre le moteur et l’habitacle. C’est effectivement dans ce domaine que le Duster progresse le plus. Qu’il s’agisse de la version Diesel ou essence, on ne peut plus reprocher au tous-chemins Dacia d’être un véhicule bruyant. Certes, les moteurs se font toujours entendre et les bruits d’airs restent présents, mais les longues étapes à bord du 4×4 roumain ne sont plus à redouter.

Nous avons pu essayer deux Duster équipés des motorisations les plus modernes de sa gamme : le nouveau 4-cylindres essence 1.2 TCe 125 ch et le bien connu 1.5 dCi 110 ch. Le premier constitue une excellente surprise. Souple et agréable, il profite pleinement de la masse réduite du Duster (1.202 kg). Ses 125 ch suffisent à le propulser de 0 à 100 km/h en 10,2 secondes. Moins lourd sur le train avant, il accentue la vivacité du comportement tout en garantissant un appétit plutôt raisonnable. Notre consommation a oscillé entre 7 litres aux 100 km et 8 litres aux 100 km en fonction du rythme de conduite choisi. Dès lors, le 1.5 dCi n’apparaît recommandable que pour ceux qui comptent charger très régulièrement leur monture. Plus coupleux (240 Nm au lieu de 205 Nm pour le 1.2) et un peu plus sonore, il se montre logiquement plus sobre : nous avons consommé entre 6 et 7 litres aux 100 km, soit 1 litres aux 100 km de moins qu’avec le bloc essence.

Loué pour son confort lors de son lancement, le Duster reste un tous-chemins parfaitement amorti, même par rapport à des concurrents deux fois plus coûteux. Il absorbe les bosses sans le faire payer à ses passagers. Malgré une prise de roulis conséquente, son comportement n’en reste pas moins très sécurisant. Assez peu précise, sa direction à assistance hydraulique peut également se montrer assez lourde en ville. Le Duster reste cependant assez agréable à conduire, grâce, là aussi, à sa masse réduite qui préserve son agilité.

Renault ne s’en cache pas. Il compte faire du Duster l’une des voitures les plus vendues au monde, au même titre que la Toyota Corolla, la Volkswagen Golf ou la Ford Focus. Avec cette nouvelle mouture nettement plus raffinée mais aux tarifs défiant toute concurrence, Dacia devrait sans peine remplir sa part du contrat. Notre version d’essai Duster 4×2 1.2 TCe 125 ch en finition haute Prestige est ainsi commercialisée 16.200 € (17.300 € pour le Diesel dCi 100 ch), soit près de 4.000 € de moins que le Nissan Qashqai d’entrée de gamme. A ce prix, le Duster offre en série la climatisation, le système de navigation, le radar de recul, les vitres surteintées, et les jantes alliage de 16 pouces. Vous avez dit imbattable ?

 

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Christophe

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