EN ATTENDANT DES JOURS MEILLEURS N° 52

Écrit par :

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9 mai 2020

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Dans :

Sports, Tennis

ES AUMALE TENNIS

Interview Yves-Marie MOLLO

DANS CETTE PÉRIODE DE CRISE NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE SOUTIEN : VOUS POUVEZ FAIRE UN DON 
SI VOUS LE SOUHAITEZ – MERCI

Durant cette période difficile, nous avons souhaitez garder le contact avec les clubs et sportifs de notre région. Pour cette 52ème interview ( par mail ) , nous avons rencontré Yves-Marie MOLLO, joueur et éducateur du club de tennis d’AUMALE.

En attendant prenez soins de vous et de vos proches et surtout respecter les consignes RESTEZ CHEZ VOUS pour revenir au plus vite sur vos terrains de jeux.

Bonjour Yves Marie, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Yves-Marie, jeune séxagenaire, mais bon pied, bon œil.
Retraité depuis 9 ans après une carrière de facteur dans les communes environnants d’Aumale je suis licencié depuis 15 ans à l’ES Aumale Tennis après l’ASPTTNeufchatel et le TC Foucarmont. C’est un club qui se situe parmi les petits clubs de Seine-Maritime avec un peu plus de 80 licenciés se répartissant d’une moitié d’adultes et d’enfants. J’ai découvert le tennis à 35 ans après avoir pratiqué le foot, comme beaucoup de nos générations.

Comment vis tu cette période de « COVID-19 »? et que feras tu en 1ère après le déconfinement?
Évidemment pour moi, comme pour d’autres la période actuelle n’est pas facile à vivre puisqu’entre l’ES Aumale où je joue en championnat, et participe à l’enseignement avec le groupe du baby tennis (les petits de 3 à 6 ans), le TC Formerie où j’assiste pour les cours le prof diplômé d’État, Franck, et le TC Neufchatel où à 3 d’Aumale nous complétons les équipes pour le challenge 115 (le tennis du 3ème âge qui se pratique les mardi et jeudi en doubles mixtes)…ça fait beaucoup d’heures en moins sur les terrains.

Comment gères-tu cette absence de tennis ?
On est bien obligé de s’adapter, mais il faut aussi relativiser, ce n’est que du sport ; et à côté de ceux qui souffrent et ceux qui soignent, ce n’est pas bien important. Et, comme beaucoup dans le secteur, avec un jardin c’est moins douloureux qu’en ville. Donc, travaux dehors, dedans, vélo sur home- trainer permettent de passer pas trop mal cet épisode extra-ordinaire.

Évidemment le défi sportif, les discussions du genre « on refait le match » et plus généralement le contact avec les autres sont très limités voire totalement absents, mais il faut positiver. Les bonnes, comme les mauvaises choses ont toujours une fin.

Est ce que tu as un modèle, une idole, un sportif préféré? et pourquoi?
Si je n’ai pas d’idole ou de modèle, j’ai un peu passé l’âge de cela…la seule idole que j’ai pu avoir quand j’étais beaucoup plus jeune était Leny Escudéro un chanteur, pas des plus connus, qui a eu son heure de gloire entre les années 60 et 70. Ceux qui sont de ma génération connaissent sans doute «Pour une amourette, Qui passait par là, J’ai perdu la tête, Et puis me voilà… », mais c’est de 1962 !

On devrait prochainement pourvoir rejouer au tennis, en respectant les gestes barrières, comment vois tu cette reprise?
En ce qui concerne le déconfinement, nous attendons les instructions pour ce mercredi et pour une reprise sans doute à partir du 11 mai. Cela semble prendre la forme de : en plein air, en simple uniquement, sans utiliser les vestiaires et avec la possibilité de jouer avec des balles marquées pour ne conserver que les balles qui nous appartiennent ; faudra-t-il jouer avec des gants, un masque ? le président de notre club, Bruno Driencourt, en saura plus dans deux jours lors de la visio-conférence organisée par la ligue de Normandie.Devrait être également abordé les aides financières éventuelles par la fédération et l’organisation des tournois.
Bon, on a quand même quelque part la chance de ne pas être logé à la même enseigne que les clubs de foot, hand et judo où l’attente va être plus douloureuse.

Pourrez vous organiser votre tournoi ?
A Aumale, nous sommes trois à gérer le tournoi d’été qui se déroule normalement du 8 au 28 juin prochain : c’est un moment intense avec environ 150 participants sur les trois semaines. Quatre tableaux : séniors hommes, séniors femmes, + de 35 ans hommes et doubles masculins. Du boulot, mais aussi des rencontres, du jeu et quelques moyens financiers pour la caisse du club et là, on ne va pas rêver : on ne sait pas encore mais on ne compte pas dessus pour juin prochain, à moins qu’il soit possible de mettre en place une formule allégée en supprimant le double. Donc, les moyens financiers, essentiellement inscriptions, buvette et un peu de partenariat, il faudra soit les trouver ailleurs, soit limiter la voilure la saison prochaine. Patrick Loquette, le trésorier, va devoir être créatif !

Tu as eu la chance de côtoyer de nombreuses stars du tennis, peux tu parler de ces différentes rencontres?
Mais grâce au tennis, j’ai quand même eu la chance de vivre deux moments comme l’a titré à ce moment Le Réveil « Chauffeur de stars ». L’an passé lors de la demi-finale France-Roumanie de la Fed Cup au Kindaréna de Rouen, j’étais dans l’équipe des chauffeurs bénévoles ce qui donne l’occasion de fréquenter les joueuses, l’encadrement et toute la logistique de la compétition et de voir l’envers du décor. Tout ce monde est comme dans la vie, sympa ou désagréable, prêt à causer ou complétement fermé. Je n’étais pas trop mal tombé en étant presque le chauffeur exclusif de Caroline Garcia qui est communicative ; et voir un entrainement c’est quelque chose… ; même si elle a un peu baissé dans le classement mondial, elle a été récemment dans les 10 premières. Le plus fou, c’est sans doute Yannick Noah. C’était il y a 3ans au même endroit. Il était capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis lors de la demi-finale également contre la Grande-Bretagne. Et cerise sur le gâteau, cela permet aussi de conduire des véhicules pas donnés à tout le monde : Jaguar uniquement il y a 3 ans et Jaguar et Range Rover l’an passé…il y a pire !

Ceci étant, tout cela c’est du bonus et si c’est agréable à vivre, quoique astreignant (on pouvait voir des bouts de match, mais par moment il fallait être à une heure du matin à Roissy ou dans une gare pour aller chercher un joueur, un officiel, ou un journaliste ; ce n’est pas ça qui me fait réellement avance dans la vie, l’engagement associatif, notamment au tennis, et municipal : je clôture définitivement, avec un peu de rab de quelques semaines, toutefois, un sixième mandat à Vieux Rouen sur Bresle. Le bien et mieux vivre ensemble me semblent des valeurs essentielles, surtout dans les circonstances actuelles, tout comme les valeurs du sport que je veux inculquer aux enfants avec la devise : « le tennis est un jeu, qui dit jeu dit plaisir ».

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Christophe

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